On solde tout avant la rentrée et on fait le point sur quelques albums qui nous ont accompagné durant cet été 2017.

The Heliocentrics – The Sunshine Makers

The Sunshine Makers est la BO d’un documentaire racontant l’histoire de Tim Scully et Nicholas Sand, deux pionniers de la contre-culture de la drogue, dans les années 1960. Grace au label Soundway Records on pourra écouter cette super BO composée par ce collectif londonien découvert avec A World of Masks au printemps dernier. Le  style jazz, funk, soul, psyché krautrock sous influence morriconnienne du collectif londonien fait encore ici encore des merveilles.

Voilaaa – Des promesses

Sorti en mars mais incontestablement taillé pour l’été, le second album de Voilaaa est un régal de bout en bout. Avec cette production bourrée de sonorités afro-disco rétro que l’on jurerait tout droit sortie des années 70, Bruno « Patchworks » Hovart montre, en compagnie de ses invités qu’il connait la recette par cœur pour faire des chansons faussement naïves, à la fois entraînantes et engagées. Un album rempli de singles plus accrocheurs les uns que les autres dont le très beau Pour La Vie.

John Stammers – Waiting Around

Sans doute passé inaperçu durant cet été, cet album folk signé du songwriter anglais John Stammers fait pourtant partie des petites merveilles de la saison écoulée. Un album tout acoustique qui évoque à la fois Nick Drake et plus généralement les plus beaux spécimens du genre. Une qualité d’écriture impressionnate pour ce çarçon avec des folk songs tout en délicatesse qui prennent par moment des intonations soul, blues ou jazz. Vraiment superbe.

Solex City – Behind The Lies

Après un EP prometteur en duo sous l’entité Tiger Paws, Sébastien Radiguet revient en solo avec son projet Solex City, l’occasion une nouvelle fois pour lui d’affirmer sa passion pour les musiques électroniques vaporeuses et mystérieuses. Ici l’ambient, l’électronica et la minimal techno se mélangent dans des constructions très harmonieuses, invitant à la rêverie et à la danse. On s’y laisse prendre sans difficulté.

La Fresto – Planète errante

On avait retrouvé La Fresto avec une Mostla Tape pleine de vieilleries à La Souterraine en 2015. Il nous revient deux ans plus tard avec un nouvel album. Le Boss du regretté netlabel Offgreen a toujours la patate ! (non j’déconne.) Il a plutôt la mélancolie à fleur de peau et son phrasé droopyesque fait encore des merveilles sur cet album un brin expérimental, un brin lunaire entre guitares et machines. Du pur La Fresto !

Feldup – Reconstruction

Découvert en début d’année avec Those Hours of Emptiness, le jeune Feldup, du haut de ses 15 ans, fait son retour avec son electronica ambient vaporeuse, et avec toujours cette envie de distiller dans sa musique des ambiances froides et nocturnes. Au menu, pas moins de 22 titres avec en plus ici des voix, et des titres acoustiques. Bref, tout un univers à (re)découvrir.

Go Ask Alice – Perfection is terrible

La dernière livraison La bel netlabel ! Comme toujours la structure italienne sait choisir ses releases avec soin. Ici, il sera question de Post-rock instrumental avec des sonorités électroniques. Une production qui alterne le chaud et le froid, le calme et la tempête dans des morceaux aux ambiances tendues.

Apollo Brown & Planet Asia – Anchovies

Ceux qui suivent les sorties de Mello music Group sont habitués à se régaler des productions d’Apollo Brown. Très prolifique (19 albums depuis 2007), le rappeur de Detroit propose une nouvelle réalisation en collaboration avec Planet Asia. Comme souvent c’est très bon ! Il déroule ici un rap cool et old school aux sonorités Soul très chaudes. Un disque qui groove au ralenti. Très agréable.

Andromeda Mega Express Orchestra – Vula

L’Andromeda Mega Express Orchestra de Berlin est de retour chez Alien Transistor ! Entre le Danny Elfman des Simpson, la musique de comédie musicale New Yorkaise façon Leonard Bernstein et la fanfare de quartier, ce collectif propose un vrai feu d’artifice musical avec ce quatrième album. Un album explosif, plein de couleurs, de rythmes changeants et de sonorités cuivrées. Une bien agréable récréation.

Seychal-Mills – Film​(​is​)​music

On se souvient de Dandelion, le précédent album de seychal-mills paru en 2007. Depuis plus rien jusqu’à ce que le producteur Suisse revient en ce milieu d’année 2017 avec une nouvelle déclinaison de son style fait de collages sonores, de boucles et de samples divers. Une musique à la dimension cinématographique évidente (forcément avec un titre pareil) avec des morceaux parfois anxiogènes, expérimentaux mais terriblement accrocheurs.