Interview Féroces

Après la claque qu’a constitué l’écoute du premier EP de Féroces (« Juliette« ), il fallait en savoir un peu plus sur ce groupe basé à Besançon. Rencontre avec l’un de ses membres, Jérôme Josselin.

D’où vient le nom « Féroces » ?
On voulait un nom en français, on a tous sorti pas mal de trucs différents, « Féroces » est resté parce qu’on aimait bien. C’est un peu le paradoxe avec notre musique qui est plutôt mélancolique et pas réellement agressive. La violence est latente, dans les mots des acteurs, chaque morceau a un côté glauque, cynique, que cela soit dans les histoires d’amours déchus, le deuil ou la maladie mentale.

Comment est née l’idée de mélanger dialogues de vieux films français à du post-rock instrumental ?
Au départ, on était quatre, on voulait juste faire un groupe post-rock au sens large du terme. On a pensé au départ se partager le chant, et puis on s’est dit qu’on pouvait tester autre chose et on s’est alors tourné vers l’utilisation de samples. Très vite, on a trouvé que ça fonctionnait et on a décidé que chaque morceau raconterait une histoire narrée par la bouche des acteurs.

Connaissiez-vous le morceau de Diabologum « La maman et la Putain » ?
Bien sûr, j’adore ce morceau de Diablogum, beaucoup plus que le reste de ce qu’ils ont fait d’ailleurs. J’aime nettement plus ce qu’Arnaud Michniak a fait avec Programme par la suite d’ailleurs. Dans le même registre, Microfilm a été une influence pour nous, j’ai eu l’occasion de jouer avec eux plusieurs fois et j’aimais vraiment ce côté post-rock dynamique couplé à une ambiance cinématographique.

Êtes-vous cinéphiles à la base ?
J’ai pour ma part effectivement une certaine culture cinématographique. Pour Féroces, je puise largement dedans, mon cerveau embrumé se remémore une scène, une phrase ou une ambiance d’un film que j’ai vu, parfois il y a des lustres, et j’essaie de voir si ça peut coller à au morceau. En général, je les intègre directement lors de la composition, ça permet de créer une réel interaction entre le texte et la musique.

Et sur scène quel est le dispositif ?
Sur scène, nous restons un groupe de rock, un trio qui envoie, je pense que l’on vient de la scène hardcore / noise et que cela se voit. En novembre, pour la première fois, on doit jouer avec des projections, on bosse avec un vidéaste (Nicotine) qui pourra mixer nos vidéos avec d’autres visuels en direct.

Pourquoi avoir choisi bandcamp pour diffuser votre musique ?
En fait, on n’a pas choisi bandcamp, c’est bandcamp qui nous a choisis. De nombreuses personnes nous écrivaient en nous conseillant de mettre notre musique en ligne sur bandcamp, on en voyait pas vraiment l’utilité, ayant un site internet où tout était d’hors et déjà disponible. On a vite compris par la suite que c’est une plateforme très plébiscité et incontournable.

feroces-r

septembre 2016

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